Amis Lecteurs du Lundi, j'espère que la Bande Originale du Film Shortbus a marqué vos Esprit affutés...voici UN point de Vue quant au Film en lui-même^^.

Synopsis: Des New-Yorkais fréquentent un club underground, Shortbus, où s'expriment toutes les sexualités. Sofia est sexologue et n'a jamais connu l'orgasme avec son mari Rob. Sofia croise Severin, une maîtresse dominatrice qui tente de l'aider. Parmi les patients de Sofia, James et Jamie forment un couple gay qui tente d'ouvrir ses relations sexuelles à un troisième partenaire. James propose une relation avec Ceth, mais Jamie reste sur ses gardes. James semble avoir un projet secret. Il est suivi par un mystérieux observateur, Caleb...

Le film s'appelle donc comme le club new-yorkais utopique qui lui sert de QG : un refuge nocturne où les non-conformistes du sexe, de la pensée et de la culture débattent et/ou s'ébattent. Un lieu très queer, à l'image de John Cameron Mitchell, acteur-réalisateur doué de "Hedwig and the angry inch", en 2001. Cette fois, il a décidé de tout montrer, à rebours de l'hypocrisie du cinéma américain, y compris indépendant. Shortbus étonne par ses scènes de sexe frontales, pleines d'audace et d'humour. On n'avait pas vu de chair aussi joyeuse depuis des lustres.

Mais l'ambition de John Cameron Mitchell va au-delà: il s'agit d'intégrer ces scènes chaudes à une fiction qui serait aussi percutante et débridée. Parfois, c'est un échec malheureusement! Ecrit en collaboration avec l'ensemble des comédiens, le film démarre très drôle, puis part un peu dans toutes les directions^^. Autour des personnages les plus saillants, un couple de garçons en crise et une sexologue n'ayant jamais connu l'orgasme, d'autres silhouettes d'artistes bohèmes s'agitent et s'épanchent. Shortbus se présente comme un film accueillant pour tous les cas à part, y compris les cas désespérés...et s'achemine vers un grand final unanimiste, où les différences sont dissoutes. Malgré ses défauts, Shortbus restera un véritable Coup de Coeur.