En
1977, Harvey Milk devient le premier américain revendiquant son
Homosexualité victorieux à une élection. Il est élu conseiller
municipal dans la très "tolérante" San Francisco. A
l'époque, pourtant, c'est une révolution! Le film de Gus Van Sant
ouvre sur des images d'archives en noir et blanc datant des années
60: des rafles dans des Bars Gay, des hommes se cachant le visage
pour ne pas être reconnus....
Harvey
Milk raconte son combat contre les discriminations sexuelles, sa
lutte contre le sénateur John Briggs et sa "Proposition 6",
une loi cherchant à renvoyer des collèges, des lycées les
enseignants homosexuels. Milk se bat également dans son propre camp,
prosélyte de la transparence et de l'acceptation de soi, il pense
qu'un "coming-out" massif sortira l'Homosexualité de sa
marge. Sa lutte excède la cause Gay.
Interprété
par Sean Penn (oscar du meilleur acteur pour sa performance), il
tient le personnage sur une note, la ténacité souriante, l'appétit
de séduire qui peut servir en politique. La Politique est ici un
"agir ensemble", une forme d'action collective. D'ailleurs
Sean Penn laisse de la place aux autres acteurs, ses compagnons
successifs, James Franco et Diego Luna mais aussi Emile Hirsch (héros
de Into the Wild)
à la tête du Staff de Campagne. Ses détracteurs, aussi, Josh
Brolin, en politicien, y joue avec subtilité.
Je
vous laisse découvrir comment s'achèvera ce récit balisé, façon
"biopic" qui fait la part belle aux scènes attendues
(discours de campagne, soirs de défaite ou de victoire, scènes de
vie privée et publique). Gus Van Sant signe ici un de ces Films les
plus accessibles et l'un des plus accomplis.
11 février 2009
Le Comte cloîtré chez lui avec Dexter...
Pas
de critique Ciné/Télé la semaine dernière, je dégustais les
Trois Saisons de la série Dexter.......
La
première saison de Dexter
est apparue sur la chaîne américaine 'Showtime' à la rentrée
2006. Le personnage principal, Dexter Morgan (Michael C. Hall, il
était le frère gay de la famille de croque-morts dans la Cultissime
Série Six Feet
Under),
qui est aussi le narrateur en voix off, est une Âme solitaire. Son
travail consiste à analyser les tâches de sang sur les scènes de
crime pour la police de Miami. Dexter est joli garçon, calme,
introverti, mais consciencieux dans son travail et serviable dans les
relations qu'il entretient avec d'autres Êtres Humains^^. On se
doute que tout cela n'est qu'une existence alibi, mais pas à ce
point-là. Dexter est, aussi, un Tueur en Série. Régulièrement, il
doit répondre à l'appel du Sang, faisant subir à ses victimes un
sort épouvantable avec tout un tas de jolis instruments chromés et
tranchants.
Au
départ, on ignore les causes Obscures de sa Névrose, mais on
comprend vite qu'il n'a pas le choix. Il doit tuer. Et ce n'est pas
tout : l'Humanité le répugne, l'Amitié est un concept vague, et
l'hypothèse d'avoir des relations sexuelles l'enthousiasme autant
que de changer un pneu crevé. Mais Dexter a appris à se camoufler
dans le monde "normal". Il sourit aux vannes beauf de ses
collègues, encourage sa petite soeur à mener sa carrière de flic,
et il a même trouvé le foyer idéal en la personne d'une divorcée,
traumatisée par un mari violent, qui ne veut plus entendre parler de
parties de jambes en l'air. Son petit manège bien rôdé est
perturbé par l'irruption dans le panorama d'un autre Tueur en série
qui va mobiliser toutes les forces de police du coin. Dont lui-même.
Dexter
va loin, très loin, il provoque sans cesse chez le spectateur une
sourde culpabilité. Culpabilité à s'amuser de sa maladresse
burlesque dans ses relations avec autrui. Culpabilité à éprouver
un soulagement quand il échappe à des situations dangereuses.
Culpabilité, surtout, à voir Dexter assouvir ses pulsions
criminelles. Car, comble de perversité, le petit monstre sait
choisir ses victimes. Ses proies sont uniquement des individus que
personne ne regrettera. Assassins, violeurs, sadiques, pédophiles.
Des salauds, des vrais... Sauf que Dexter ne tue pas ses victimes
parce qu'elles le méritent. Il les choisit parce que ça l'arrange.
A chaque spectateur d'y trouver sa morale. Bon courage!!!
Le Comte DuMondeAuBalcon se languit de sa "BarbarellaaaaAAAHHhh" :,-( 2008 devait marquer le Grand Retour de l'Astronaute la Plus Sexie de la Galaxie, avec Robert Rodriguez (le Pote de Quentin Tarantino) aux commandes du Remake et Rose MacGowan en Jane Fonda Version Nouveau Millénaire. A ce Jour... toujours Rien...le vide interstellaire.......................................................... Affaire à Suivre!
Mes conseils du Mercredi, une fois de plus^^, ne vous seront donc d'aucune utilité pour vous diriger vers les salles obscures....du moins Pas Tout de Suite^^. Une Chance, la Paramount a réédité la version de Roger Vadim en DVD.